mardi 17 février 2009

Et vous ?

Pensez-vous que le divorce de vos parents a eu de l'influence sur vos choix de vie ou sur votre façon de voir le monde ?
Ce blog s'adresse à toutes celles et ceux qui ont envie d'apporter leur témoignage, de rendre compte de leur expérience ou de leurs réflexions sur le sujet.

8 commentaires:

  1. Bonjour,

    histoire d'amorcer un peu la pompe des commentaires sur ce blog tout neuf (sur lequel je suis arrivé via le site FC), permettez que je cède de fait à cette envie pressante "d'apporter mon témoignage, de rendre compte de mon expérience et de mes réflexions sur le sujet".
    À vrai dire, ce témoignage sera atypique dans la mesure où mes parents sont toujours mariés (merci pour eux) et que de côté-là, autant que je le sache, n'a jamais réellement plané de menaces sur ce sujet précis ! Nous passerons donc à la trappe votre question sur "l'influence sur les choix de vie et la façon de voir le monde ", certainement du plus grand intérêt mais s'interrogeant sur les conséquences à terme autour des intéressés et des générations qui suivent.

    Ma réflexion sur le sujet, je ne l'ai entamée que depuis quelques mois... mais disons que j'y mets les bouchées doubles ! Pour l'heure, elle porte davantage sur les causes que sur les conséquences, les moyens utilisés en vue de fins qui m'apparaissent au fil des jours de plus en plus monstrueuses, facteurs d'une profonde déstructuration sociale dont vous avez visiblement une expérience autrement plus "confortable" que la mienne !

    Ce qui m'intéresse, moi, ce n'est pas vraiment de colmater les brèches : c'est de tout faire pour qu'elles n'apparaissent pas. J'observe douloureusement qu'en matière de divorce, les professionnels sont devenus d'une perversité sans fond, s'attachant, eux, à saisir la plus petite brèche pour s'évertuer à l'élargir au maximum. À ce stade, ce n'est plus de la "banalisation" du divorce : c'est le business le plus sordide auquel il m'aie été donné d'assister... du plus loin possible bien que les charognards fassent TOUT pour y intégrer votre serviteur.

    Je crois que nous assistons là aux conséquences logiques de ce qui arrive quand on déballe des soucis d'ordre privé sur la place publique, inscrivant paradoxalement le divorce dans des décisions dites de "justice"... qui font gravir des sommets d'injustice ! Je ne développerai pas ma réflexion ici : le lieu est un peu "étroit", et je l'ai plus qu'entamée sur mon propre blog, notamment à cette rubrique :
    http://micheldetiarelov.hautetfort.com/le-droit-dans-l-%C5%93il/

    Il faut à présent taper du poing sur la table pour se faire entendre, interpeller publiquement les gens par leur nom jusqu'à les tutoyer par dérision parce qu'ils se sont permis de pénétrer en toute impunité dans votre vie privée pour la saccager délibérément en vous jugeant, vous condamnant sans JAMAIS vous avoir vu ni entendu ! Cela, c'est AUSSI la réalité du divorce à chaud, tel qu'il est pratiqué dans notre beau pays. Fausse réalité du reste, étant donné que les gens de loi se placent de facto hors-la-loi !!! Cela tourne à la farce la plus grotesque, mais n'est pas sans intérêt dans la mesure où la loi se heurte à ses limites et surtout, ses propres contradictions. Sachant cela, n'y tombent que ceux qui s'y laissent tomber...

    Je ne sais pas si vous le précisez dans votre livre (que je confesse ne pas avoir lu !), mais il apparaît que le divorce est bien autre chose qu'une sorte de "solde de tout compte" entre deux époux en froid. Je reste confondu de l'extraordinaire complicité extérieure dont peut jouir un conjoint "demandeur", parmi des gens au-dessus de tout soupçon, grands défenseurs des valeurs familiales par ailleurs et néanmoins prompts à voler au secours de celui qui s'apprête à les massacrer allègrement. Personne ne me fera croire qu'on entre dans un cabinet d'avocat comme on va chez le dentiste, torturé par une carie douloureuse à soigner de toute urgence. Ce mythe perdure pourtant, le divorce étant traité sinon comme une "fatalité" au moins comme une "maladie". Il faut absolument bousiller cette image : elle est archi-fausse, faisant tomber n'importe qui dans le piège. Quand on a été plus de dix ans secrétaire des AFC locales et que cela ne dissuade nullement de pousser la porte de ce type de cabinet, cela signifie VRAIMENT n'importe qui : si on l'ignorait encore, on touche du doigt combien il n'y a pas de "milieu" protégé ! Mais cela signifie surtout que l'on bénéficie chez les siens de cette extraordinaire complicité que j'évoquais plus haut. SANS cette complicité, la "demande" serait-elle ce qu'elle est ? Remarquons que chez ces "complices", tout va bien côté couple : à se demander s'ils n'interviennent pas dans la vie intime d'un autre couple comme pour se "prémunir" de problèmes chez eux ? En attendant, et en dépit des apparences, on a d'ores et déjà BIEN PLUS que DEUX personnes dans la mise en route de ce type de procédure...

    Le divorce est une dissolution : on en fait une "solution". Encore une image à briser net. Il apporte mille fois plus de problèmes qu'il n'en résout : mieux que personne, vous en savez quelque chose, l'ayant vécu sur deux générations. À un tel degré d'abjection, nous ne sommes plus dans une logique de problèmes privés demandant l'arbitrage du ministère public, mais de crime organisé... par le ministère public lui-même. Du reste, il suffit de se poser l'incontournable question : à qui profite le crime ? Jamais, JAMAIS aux personnes privées, et pas même au demandeur contre lequel l'opération se retourne tôt ou tard... et très tôt par l'implication budgétaire qu'elle implique : c'est payer fort cher des gens qui n'ont strictement rien à faire dans un jardin privé, mais qui s'y comportent comme se comporteraient les derniers des voyous piétinant l'herbe verte de pelouses de jardins publics estampillées de la fameuse pancarte : "défense de marcher sur les pelouses sous peine de poursuites". Les poursuites sont ici engagées par ceux-là mêmes qui CREUSENT des trous dans la pelouse comme des taupes !!! Plus on multiplie ces intervenants, moins chacun est responsable des dégâts qu'il commet... soi-disant au nom de la "loi". Le divorce, c'est devenu ÇA aussi. Et ça, c'est à vomir.

    Vous "nous invitez à réfléchir sur la place réelle qui est faite à l’enfant, à une époque où tout se consomme et se jette." Précisément ! Mes trois enfants sont les dernières roues de la charrette : on s'est récemment permis de prendre des décisions de "justice" à leur égard au nom de leur prétendue "protection" ou "intérêt" alors que personne ne les a jamais consultés... pas plus que leur père. Ces décisions les ont révulsés au même titre que leur père, qui s'est attaché à l'époque à en atténuer les conséquences les plus fâcheuses. Sur cette bourde monumentale, PERSONNE n'a jamais exprimé le moindre regret, ni en privé ni en public. Le ministère public en a même rajouté depuis lors, un juge contredisant l'autre au passage !
    De fait, le divorce est devenu un "bien de consommation". Il suffit de faire de celui qui se bat pour ne pas être "consommé" un "conjoint violent" et l'on fait d'un être vivant une CHOSE que l'on jette froidement. Autrement dit, la procédure -déjà illégale en soi- dérive franchement dans la diffamation et la calomnie à l'encontre du résistant, afin de parvenir à ses fins. De grâce, que l'on cesse de parler de "justice" quand ce sont de tels aigrefins qui la représentent en la ridiculisant.

    Vous l'avez compris : j'axe davantage ma réflexion sur le divorce en amont que sur l'aval, la prévention plutôt que le replâtrage de brèches évitables et le soin sur des souffrances stupides et inutiles venant s'ajouter à des souffrances plus réelles dont tout le monde se fiche éperdument, ayant baissé les bras pour confier un combat perso à des mercenaires qui ne sont en RIEN habilités à le mener à la place de leur client.
    Le divorce, une lutte entre deux époux ? En réalité, le conjoint demandeur a rendu les armes, et se défausse sur d'autres. Ce sont contre CES AUTRES que le conjoint "défendeur" se bat, SEUL contre tous : pas contre un "adversaire" qui est à terre. Et on ose encore appeler "décision de justice" un acte PUBLIC consistant à faire rendre gorge à la seule personne qui RESPECTE la loi, cherchant à le faire SUCCOMBER (le mot est explicitement employé) sous la charge de ceux qui la foulent aux pieds, alors que c'est elle qui les nourrit !

    Bien sûr, il faut continuer de panser les plaies du divorce qui a été consommé. Mais la loi n'oblige personne à plonger la tête la première dans le bassin aux requins... soit à consommer ce qui s'avère décidément impropre à la consommation. Pour ma part, j'en suis à éviter que mes enfants aient à vivre ce que vous -et des milliers de personnes- avez vécu.

    "Tout se consomme et se jette" ? Alors, chiche !!! Il est urgent de JETER (sans le consommer, tant il est pourri de moisissures) le divorce lui-même au plus profond de la poubelle. De toutes façons, c'est lui ou nous.
    Et cela commence d'ailleurs chez les lecteurs de FC : marre de tous ces "bons cathos" pétris de hautes valeurs familiales pour les autres, qui ne sont pas les derniers à être plus "souples" chez eux... voire ENTRE eux. Étrange "témoignage" que celui de complices -passifs ou actifs- de cette infection sociale.

    I have a dream : laisser un commentaire sur un blog titré : "le jour où mes parents ont renoncé à divorcer" ! Merci de votre attention... et pardon pour ce long épanchement !
    Bien cordialement,

    Michel

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  2. Mes parents se sont pas divorcés, peut-être même qu'ils s'aiment encore. Je n'en sais rien. D'ailleurs je ne l'ai jamais su. Mais en vous lisant, et en particulier cette formule " les enfants du divorce ont souvent une même façon de douter de tout, comme si
    rien n’était durable, que tout pouvait s’interrompre d'un instant à l'autre." j'ai craqué, j'ai pleuré, je pleure encore là. Je suis incapable de vous dire pourquoi. Peut-être que oui, j'ai souvent l'impression qu'une catastrophe est imminente. Est-ce lié au passé? Je n'en sais rien.
    Ce que je vais vous dire va vous sembler monstrueux. Pourtant j'ai 30 ans, j'ai quitté la maison de mes parents pour de bon, il y a bien cinq ans (entre 18 et 15 ans j'y passais tous mes week-ends, toutes mes vacances, faute de pouvoir aller ailleurs). Mais j'aurais préféré qu'ils divorcent, pour ne plus entendre leurs cris, ne plus les entendre se dire des horreurs, ne plus supporter ces bouderies, ces hypocrisies... Un jour, lors d'une de leurs collères, j'avais entre 20 et 25 ans, j'ai failli partir, prendre la voiture, mettre toutes mes affaires et ne plus jamais revenir, ne plus jamais donner de nouvelles. Je me disais, je me suis dit longtemps, "plutôt crever que de vivre avec quelqu'un, si ça doit être ça, la vie à deux, s'engueuler avec une violence telle, une haine telle, et puis passés quelques jours faire comme si rien ne s'était passé, et reprendre la vie d'avant, jusqu'à la prochaine crise". Je ne suis pas partie pour ma mère, pour ne pas la laisser seule. Depuis l'adolescence je ne m'entends pas avec mon père. Ma vision des choses est qu'il est resté comme un gamin, sans jamais parvenir à l'âge adulte, capable de vous cajoler, et le lendemain, parce que ce n'est pas le bon moment, de vous hurler dessus, parce que vous refusez quelque chose.
    Ma mère a toujours encaissé, pour elle, pas de divorce à partir du moment où il y a des enfants. Ce qui m'a marqué, c'est que dans les années difficiles qu'ils ont eu - notamment quand mon père a pris sa retraite - ma mère m'a fait sa confidente, de son ras-le-bol de lui. Ce m'a je crois fait beaucoup de mal; adolescente, je changeais de regard sur mon père, en le considérant non plus comme le papa souvent câlin quelque fois de mauvaise humeur, de mon enfance, mais comme un homme, un adulte, un "égal" (ce qu'entre parenthèse, je n'ai jamais été pour lui, ses enfants restent d'éternels mineurs pour lui, il doit leur commander, et ils doivent obéir).

    Alors d'entre eux, je ne sais pas qui a tort qui a raison, lequel des deux m'a manipulé sans s'en rendre crompte; lequel des deux a torts ou raison, ce n'est pas/plus mon problème, ce sont leurs affaires, mais j'en ai souffert.

    Depuis je me suis mariée. Mon père a été odieux le matin de notre mariage (nous avons failli annuler la cérémonie, il menaçait de "foutre son poing dans la gueule" de mon fiancé, si lui et moi arrivions ensemble en voiture à l'église, parce que cela sous-entendait que nous pouvions avoir vécu ensemble avant notre mariage, et puis parce que c'était contraire à la tradition, que c'était son privilège de père de me conduire à l'église, et puis à l'autel). Grâce à l'intervention de notre diacre, qui nous avait préparé au mariage, et a reçu l'échange de nos consentements) le mariage a pu avoir lieu. J'ai pleuré de joie en quittant le bras de mon père pour rejoindre mon fiancé dans le choeur pour la cérémonie, la joie de quitter ma famille, de construire quelque chose de neuf...
    Aujourd'hui, je suis heureuse, loin de ma famille, mais je ne supporte pas les colères, les cris, même si cela m'arrive; mais voir la colère les cris chez les autres, ça me rend malade.

    La question ne se résume donc pas au divorce, pensez à la souffrance des enfants face aux dissensions des parents, qu'il y ait divorce ou pas.

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  3. Pour ma part, je pense que le divorce de mes parents à profondément influencé mes choix de vie.... Mon père a quitté la maison quand j'avais 15 ans, et nous a laissé mon frère et moi avec une mère tyrannique qui à tout fait pour détruire l'image paternelle...et il n'a rien fait pour arrêter ça. Cette mère il a fallu la soutenir au jour le jour. Etant l'ainée je me suis retrouvée à gérer pas mal de choses (assurances, ménage,...) mais tout ça lui était "du". Elle souffrait et avait donc tous les droits. Dans le fond c'était elle la femme trompée...Je me suis même entendue dire que j'étais responsable du départ de mon père! Rien n'étais jamais assez bien pour elle... et je n'étais jamais assez bien. C'était la course à la perfection.Et quand quatre ans plus tard je me suis effondrée, il n'y a eu personne pour moi. Ma mère a complètement nié ma dépression et mon père s'est débarassé du problème en me disant d'en parler à mon psy. Sans l'aide de ce psy, je ne sais pas où j'en serais actuellement. Il a fallu 5 ans pour j'apprenne à m'accepter et à vivre sans cette angoisse permanente.
    Je suis maintenant mariée et maman d'une petite fille de 10 mois... et c'est dur pour moi de comprendre comment ma mère a pu se comporter comme ça vis à vis de moi...et pourquoi mon père a laissé faire! je crois que ça influence chaque jour mon comportement vis à vis de ma fille : j'ai très peur de la faire souffrir.
    Mais j'ai un mari merveilleux, avec qui je discute beaucoup et petit à petit j'arrive à profiter de la vie. Le plus dur c'est de leur trouver une place à ces parents: devenus grands parents ils se veulent plus présents dans ma vie et je ne suis pas prête pour ça. En plus ma mère ne veut pas venir si mon père est là donc c'est dur dur pour les fêtes, anniversaires,...
    Le pire c'est que c'est moi qui culpabilise de ne pas avoir envie de les voir...
    Je crois que je pourrais parler des heures de tout ça. S'ils avaient au moins pu essayer de se respecter et de repecter leurs enfants peut-être que les choses auraient été plus facile... je ne le saurai jamais!

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  5. Avec mes excuses ! Mauvaise manip de ma part.
    AF

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  6. mes parents ont divorcé pendant mon adolescence, et aujourd'hui, dix ans plus tard, je commence seulement à faire un lien entre cet événement et les complications que j'ai eue personnellement au moment de me construire, que ce soit avant ou après cet événement.

    Ce que j'ai compris depuis que je vis seule dans un autre pays que le mien (et donc loin de ma famille et dans un environnement neutre de tout souvenir) c'est que l'on se construit par rapport à ce qui nous entoure et qu'il est dur de savoir où est la part d'acquis et d'inné dans son identité, lorsqu'un tel événement arrive a un moment charniere de sa vie, sans compter que même avant le divorce, il y a toute une phase de "préparation" à cette déchirure qui nous transforme, pas toujours comme on aurait dû être.

    C'est un peu dur pour moi à l'expliquer car jusque là, je n'ai fait que me culpabiliser en bloc:

    Le divorce de mes parents, mes échecs scolaires, sociaux, amoureux, puis mes alléas professionnels, mon style de vie parfois marginal, et le simple fait d'être une "mauvaise personne" en général. Bad bad bad girl.

    Sentiment persistant, que ce soit avant ou après le difficile divorce de mes parents, et leur rejet de ma petite personne.

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  7. Suite du message ci-dessus:


    Comment se bâtir un avenir quand on s'est tjs senti sur la sellette?
    Comment expliquez-vous que je n'ai jamais pu répondre à la bête question "que feras-tu quand tu seras plus grande" et qu'aujourd'hui, ça reste un souci principal dans ma vie?

    Depuis peu, je commence à me construire moi, à progresser seule et à me diriger toujours un peu plus vers la personne que j'aimerai être: moi. Au prix d'efforts et de soutien d'une famille de coeur (non ce n'est pas une secte, je parle juste de ma meilleure amie et de mon petit-copain), j'apprend à vivre avec mes défauts et à les maîtriser, car je me rends compte petit-à-petit qu'ils ne sont pas si insurmontables que ça, et que je ne suis pas un monstre.

    Vous aurez compris en me lisant, que j'ai fait partie d'une famille où l'on m'a tjs distingué comme élément perturbateur, pour mieux ignorer les problèmes existants au sein du couple lui-même.
    Etant une enfant difficile et très sensible (et donc qui fait bcp d'histoires et qui pleure facile) c'est bien aise de me montrer du doigt comme étant la cause de toute discorde familiale.

    Et je l'ai très volontiers encaissé toute ma vie, tant que ça pouvait éviter l'inévitable.
    Aux yeux de ma famille (tante, grand-mère) j'ai tjs été la cause de la rupture. Ce ne sont que des non-dits ou des allusions, mais parfaitement compréhensibles, même entre les lignes.
    Mon père, lui, de par son caractère latin, me l'a dit de but-en-blanc lors de la séparation "de toute façon c'est à cause de toi que l'on divorce... " mais sur le moment ça ne m'avait pas fait réagir, j'avais pris ça pour une remarque d'un homme blessé que l'on quitte, tant et si bien qu'il avait aussi sugéré qu'ils divorçaient car ma mère prêtait plus d'attention au chien qu'à lui.

    Lol!

    Bref, je m'emporte dans mon histoire personnelle, cela n'intéresse personne ici.

    Je voulais juste apporter mon témoignage, car je suis une adulte qui a vécu un divorce en étant adolescente. Je n'ai pas d'enfant et vis ma première relation sérieuse en ce moment, alors je ne peux pas réellement dire si je reproduit le schéma vu à la maison.

    Mais ce que je peux vous assurer c'est que ça prend du temps de réaliser tout ça, que même dix ans plus tard, j'ai l'impression que je retrouve une identité à moi et qu'il y a des déblocages par-ci par-là, très lentement.

    Un divorce c'est sûr c'est pas facile, mais faire durer le plaisir dans une famille malade et perturber les enfants qui en font partie, par lâcheté.

    Ma mère a attendu 8 ans avant de demander le divorce.
    Donc, j'avais entre 8 et 15ans.
    8ans durant lesquels je l'ai vue malheureuse et pleurer en regardant par la fenêtre mon père qui draguait tout le quartier sous son nez.
    8ans pendant lesquels j'ai rien compris, et j'ai tout pris sur moi.
    Et les années suivantes aussi.

    Je suppose que ceux qui ont tapés sur Google les clés de recherches "parents", "divorce" et qui sont tombé sur ce blog ne sont pas là par hasard.

    Donc j'espère que ça pourra servir.
    Salutations.
    J.

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  8. Bonjour,

    Dans le cadre d’un reportage pour l’émission 100% Mag diffusée sur M6, je suis à la recherche de témoignages sur le divorce. L’idée étant de montrer que cette épreuve que vivent les jeunes de parents divorcés peut-être aussi positive.

    Selon une étude récente, les enfants de divorcés vont mieux qu’il y a quelques années : les jeunes de parents divorcés se construisent une personnalité forte, indépendante. Ils se forgent un mental et une combativité. C’est une épreuve qui les déstabilisent mais qui n’est pas forcement traumatisante et plutôt formatrice.


    N’hésitez pas à me laisser vos coordonnées pour que nous puissions en parler de vive voix,

    A très vite !

    Violaine
    01 77 92 21 19

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